Bien vivre à La Chapelle de Surieu, le blog de Mr le Maire

Le francoprovençal à l’école avec les Arpelauds

1 Février 2016, 09:20am

Publié par M. LE MAIRE

Le francoprovençal à l’école avec les Arpelauds

A la Chapelle de Surieu, dans le cadre des temps d’activité périscolaire, une initiation au francoprovençal (patois local) a été proposée cette année, pour la première fois, aux élèves de l’école primaire.

L’an dernier, une première session à Assieu avait été mise en place. Trois des élèves ont d’ailleurs pu activement et de belle manière, participer au spectacle donné par les Arpelauds en Octobre. 

Elisabeth Girard anime les séances avec Annie Reille. Michel Rousset et quelques locuteurs, membres des Arpelauds, interviennent ponctuellement. 8 enfants suivent cette session depuis le 7 janvier et ce, jusqu’au 11 février (6 séances prévues, le jeudi, de 16 h à 17 h). L’effectif : Un élève de CP, 4 de CE2, 3 de CM2 (6 filles et 2 garçons). Très assidus …. Ils sont intéressants et intéressés ; leur participation est étonnante.

Interrogés, voilà ce qu’ils nous ont confié : Ce sont eux qui ont choisi seuls d’apprendre le patois ; quelques-uns pour pouvoir parler avec leurs grands-parents qui le connaissent encore. Thomas, dont le frère, la maman et la grand-mère font partie des Arpelauds, aimerait pouvoir dialoguer quelques fois en patois avec eux. Certains trouvent la langue difficile (bien qu’ils comprennent assez bien un texte, lorsqu’on le leur lit sans en connaître le vocabulaire… étonnant !), d’autres la trouvent facile. Tous trouvent que c’est rigolo d’entendre parler ou de parler patois. Ce qu’ils préfèrent, ce sont les chants et de se réécouter lorsqu’on les enregistre ainsi que le vocabulaire sur les animaux, leurs petits, ce qu’ils mangent… Tous sont prêts à revenir à une prochaine session «Patois » ; ils aimeraient bien que leurs parents puissent participer ! L’une des élèves a même photocopié quelques feuillets de vocabulaire (remis en séance) sur les animaux pour ses copines ! 

Lors de cette 4ème séance, alors qu’on leur annonçait qu’il n’en restait que deux, tous ont dit : « Dommage ! » Même si l’activité a lieu en fin de journée, ils ne se lassent pas et trouvent, chaque fois, que l’heure a passé bien ou trop vite !

Article paru dans le Dauphiné Libéré du 1er Février 2016.

Article paru dans le Dauphiné Libéré du 1er Février 2016.