Bien vivre à La Chapelle de Surieu, le blog de Mr le Maire

Le francoprovençal, au cœur de nos villages….

23 Mars 2015, 09:58am

Publié par M. LE MAIRE

L’un des objectifs premiers de la Fédération du Francoprovençal, association créée en 2013, est la sauvegarde de notre langue que d’aucuns pourraient prétendre perdue. Or, il n’en est rien, vu le nombre de groupes déjà répertoriés : 6 dans l’Ain, 4 dans la Drôme, 7 dans l’Isère, 5 dans la Loire, 7 dans le Rhône, sans oublier les Savoie et Haute-Savoie qui ont déjà leur propre fédération avec plus de 25 groupes recensés.

Les membres du Conseil d’Administration ont donc décidé d’organiser, dans plusieurs régions du bassin de ce francoprovençal, des réunions d’information-formation auxquelles sont appelés à participer tous les groupes de patoisants. Ainsi, après une première rencontre à Bourg en Bresse en décembre et une deuxième à Amplepuis (Rhône) en février, c’est La Chapelle de Surieu et les Arpelauds qui ont eu l’honneur de recevoir, cette semaine, plusieurs patoisants des groupes de Flachères, de Dolomieu, de Clonas sur Varèze, d’Anneyron, de Chantemerle les Blés et de St Donat (Drôme) soit une trentaine de personnes venues d’horizons divers mais tous réunis pour la seule et même cause qu’ils défendent : la sauvegarde du parler local, à savoir le francoprovençal.

Après l’accueil des participants par Gabriel Girard, maire, Michel Rousset, président des Arpelauds, a présenté son groupe, ses activités et le projet de la Maison du Patois qui devrait bientôt « sortir de terre ».

A la suite d’un tour de table des divers hôtes, Jean-Baptiste Martin, professeur émérite de l’université Lyon 2 a présenté l’action de la Région en faveur des langues régionales.

Michel Bert, chercheur et enseignant à Lyon 2 a donné les grandes lignes du rapport FORA adopté par la Région Rhône-Alpes : « Reconnaître, valoriser, promouvoir l’occitan et le francoprovençal, les langues régionales de Rhône-Alpes ». Ces langues font partie de notre patrimoine et sont une réalité vivante. Les groupes font un travail formidable, sont appréciés dans leurs prestations et nombreux sont ceux qui ont démarré des ateliers d’initiation aux petits écoliers via les temps d’activités périscolaires dans plusieurs de nos départements.

Claude Longre, président, a expliqué le rôle de la Fédération et le travail commencé par les divers membres. Ainsi, après l’état des lieux des groupes existants, il a été jugé indispensable de faire un recensement de tous les documents, en possession ou fruit de leur travail, de chacune des associations, sous quelque forme que ce soit : livres, CD, pièces de théâtre, saynètes, chants, manuscrits, … Aidée par les chercheurs de l’Institut Gardette de Lyon, véritable bibliothèque des langues régionales, la fédération a travaillé sur une grille d’enregistrement sous fichier Excel. C’est cette grille de saisie des informations qui a été présentée et expliquée aux divers groupes par Claudine Fréchet, directrice de l’Institut et Bénédicte Pivot, chercheure et enseignante à Lyon 2.

Petite histoire, chanson en patois et verre de l’amitié ont clôturé cet après-midi et tous se sont promis de se retrouver, prochainement.

Un grand plaisir pour les Arpelauds d’avoir pu accueillir, cette semaine, dans leur petit village de la Chapelle-de-Surieu, d’autres groupes patoisants venus de toute la région. Un travail d’inventaire est actuellement mis en route auprès de tous sous l’égide de la Fédération du Francoprovençal et avec l’aide des chercheurs de l’Institut Gardette ou de l’Université de Lyon 2.